Bonjour chers amis,
Nous vivons encore de belles journées automnales formidables et j’espère que vous avez bien profité du weekend de l’Action de grâce.

Plusieurs d’entre vous ont réagi concernant mes recommandations du champagne Palmer La Réserve. Il est maintenant disponible en succursales SAQ en quantités limitées. Je vais poursuivre plus loin dans mon texte la présentation des autres cuvées de Palmer & Co que j’ai découvertes le 15 septembre dernier avec M. Raymond Ringeval, directeur commercial de cette maison.
Ce qui m’amène à vous parler de la belle région de Champagne et de la méthode de fabrication de ce précieux nectar. On qualifie le champagne de «méthode champenoise». Tout autre mousseux qui ne provient pas de cette région est désigné comme «méthode traditionnelle».
Il est souvent réservé aux grandes célébrations, mais depuis l’arrivée de l’an 2000, beaucoup de consommateurs ont découvert la magie du champagne. On le consomme pour les anniversaires, les noces, parfois même, quand on vit un deuil; il va aider à surmonter son chagrin. Le champagne part aujourd’hui à la conquête d’une nouvelle génération; l’idée qu’on peut le déguster en toute occasion apporte un grand plaisir.
Voici les 7 étapes pour produire ce superbe nectar.
1 – Le pressurage :
Lors des vendanges, les raisins sont récoltés à la main en grappes entières, afin d’éviter que la peau des raisins ne vienne gâcher les jus. Le passage au pressoir doit se faire dans les heures qui suivent et les rendements sont strictement limités, histoire de cultiver la rareté.
2 – La première fermentation alcoolique :
Une première fermentation se fait en cuve (parfois en fût) et permet d’obtenir des vins tranquilles, à savoir sans aucune bulle.
3 – L’assemblage :
En Champagne c’est le «chef de cave» qui est responsable de l’élaboration du produit. Dans la plupart des autres régions vinicoles, on appelle le responsable «maître de chai». Le chef de cave est le créateur. Avec la collaboration d’autres professionnels, il va obtenir le style et la personnalité de la Maison à laquelle il est relié; ils vont joyeusement assembler les cépages et les crus pour composer leurs nouvelles cuvées. Les vins tranquilles issus de la fermentation alcoolique sont assemblés à la fin de l’hiver avant la mise en bouteilles.
4 – La seconde fermentation ou prise de mousse :
Dès la fin de l’hiver, les cuvées sont mises en bouteilles, une opération qu’on appelle aussi «tirage». Afin de provoquer la prise de mousse, les Champenois ajoutent au vin ce qu’ils appellent une «liqueur de tirage», un savant mélange de sucre, de levures et de vieux vins qu’on appelle «vins de réserve». Ce processus va donner une plus grande de profondeur et la personnalité de la marque de la Maison. Sous l’action des levures, le sucre fermente en dégageant le précieux gaz carbonique nécessaire à l’apparition de bulles.
5 – Le vieillissement :
Les bouteilles sont couchées et empilées dans des caves fraîches comme un matin d’avril, à environ 13oC pour un minimum 15 mois pour les champagnes non millésimés et 3 ans, voir beaucoup plus longtemps pour les millésimés. Mais il n’est pas rare que de grandes maisons de champagne vont garder leurs bouteilles non millésimées deux et même 3 ans pour obtenir des champagnes avec une plus grande profondeur et une grande maturité gustative. Quand j’analyse un champagne, il est important pour moi de connaitre deux éléments : le nombre d’années de vieillissement et le pourcentage des vins de réserve. Cela me donne un bon aperçu de la qualité du produit. Plus le vieillissement sera long, plus les bulles seront fines et délicates.
6 – Le remuage :
Afin d’aider les bouteilles à se défaire des dépôts accumulés sur les parois internes des bouteilles, elles sont inclinées sur des pupitres et remuées régulièrement.
7 – Le Dégorgement :
Voilà une étape importante pour le produit fini derrière laquelle se cache une opération de congélation du goulot. Le bouchon provisoire, joliment surnommé le «bidule» (bouchon de style boisson gazeuse) est alors retiré et les dépôts sont éjectés. Le liquide perdu au cours du dégorgement est remplacé par un vin pur, une liqueur plus ou moins sucrée. On obtient alors des champagnes à zéro dosage, extra-brut, brut, demi-sec ou sucré selon ce qu’on veut lui donner.
(Source : Parlons vin, parlons bien! LeRobert)

Maintenant, voici mes notes de dégustation des autres cuvées Palmer & Co que j’ai dégustées :
Palmer Blanc de Blanc – 150,75$
«Blanc de blanc» signifie qu’il est fait à 100% de Chardonnay. Cette cuvée a un vieillissement de 5 ans sur lies ce qui lui donne une belle finesse. Disponible en importation privée seulement et en quantités limitées.
Palmer Rosé Solera – 125,75$
C’est probablement un des meilleurs champagnes rosés que j’ai eu le plaisir de déguster. En Champagne, les producteurs sont autorisés à ajouter du vin rouge dans leur cuvée pour obtenir un rosé. Chez Palmer & Co, ils utilisent un vin rouge de style bourgogne fait à 100% de Pinot noir qu’ils conservent dans de grands tonneaux pour faire leurs rosés. Le Solera est produit avec 45 à 50% de Chardonnay, 35 à 40% de Pinot noir et 15 à 20% de Pinot meunier. Par la suite, un vin rouge de réserve est ajouté (7 à 8%) et 30 à 35% de vin de réserve pour un vieillissement de 36 mois. Un champagne d’une qualité exceptionnelle. Disponible en importation privée seulement.
Palmer Grands Terroirs 2015 – 182,50$
Une des grandes cuvées millésimées où la création est possible dans des années exceptionnelles. Un champagne qui nous séduit dès la première gorgée. Produit avec 50% de Chardonnay, 38% de Pinot noir et 12% de Pinot meunier. Un vieillissement d’au moins 5 ans à 7 ans sur lies donne un résultat qui exprime la quintessence des champagnes. Disponible en importation privée seulement.
Si vous désirez vous procurer ces champagnes en importation privée, vous pouvez communiquer avec M. Bertrand Renaud-Morin au 418 569-7971 ou bertrand.renaud-morin@arterracanada.com.
Noël approche et vous aimeriez faire une activité privée clé en mains sur le thème du champagne? Que ce soit chez vous pour la famille et les amis ou à vos bureaux pour vos employés, je peux vous faire une offre de services pour vous aider à organiser cet événement. Communiquez avec moi à info@luclescarbeau.com pour connaître les détails et le tarif.
Actualité du monde des vins et spiritueux
Place maintenant à mes suggestions pour ce weekend.
- Description des notes :
- Texture légère, saveur délicate de fruits frais.
- Moyennement corsé, saveur plus intense sans être puissante.
- Saveur plus puissante et complexe.

Kew Vineyards Marsanne Viognier
Code SAQ 15472596 – 22,95$ – note : 2
Ce vin blanc de la péninsule du Niagara en Ontario est de l’appellation Beamsville Bench. À ma grande surprise, il est issu des cépages typiques de la côte du Rhône : Marsanne et Viognier. Ces cépages sont plutôt rares à Niagara.
On y détecte des arômes de beurre, de chêne, de poire et de pomme verte. Couleur jaune assez foncée et en bouche, une fraicheur très sèche avec une sensation de beurre. Idéal avec un pavé de saumon grillé. Je l’ai dégusté avec un filet de sole sauce crémeuse aux crevettes. Un pur délice en accord avec ce vin. Disponible dans 147 succursales SAQ.

Mazzei Fonterutoli Chianti Classico 2022
Code SAQ 856484 – 25,95$ – Note : 3
Les amoureux de la Toscane comme moi seront servis. Élaboré à 100% de Sangiovese, ce chianti moderne et structuré est toujours aussi rassasiant et agréable à déguster. Couleur rouge cerise intense. Des notes de poivre, de fruits noirs avec une complexité en bouche riche et veloutée et une belle longueur. Des tanins souples avec une bonne présence. Un rouge d’une grande qualité pour accompagner les viandes de gibier. Disponible dans 100 succursales SAQ et sur saq.com.

La Closerie de Camensac Haut-Médoc 2021
Code SAQ 15226782 – 27,65$ – note : 3
C’est drôle de vous parler d’e ce d’un vin de garde à seulement 27,65$. Ma mission est de toujours trouver des vins de grande qualité à des prix intéressants quand ces grands vins ne sont pas encore très connus. C’est ce que j’appelle avoir une vision vinicole. La Closerie de Camensac est le second vin du Château Camensac, un 5e grand cru lassé du classement de 1855. J’avais acheté deux bouteilles du millésime 2016 il y a 6 ans lors des loteries SAQ Bordeaux Primeurs. Après 9 ans de vieillissement dans mon cellier, j’en ai ouvert une. Quelle évolution! Il était plein de fruits, une acidité et des tanins encore présents, mais tellement souples, un vin très agréable à boire.
Bénéficiant des mêmes soins que le Château de Camensac, il est assemblé à partir de lots soigneusement sélectionnés, spécifiquement pour le second vin, dans le respect de son identité. (Source : chateaucamensac.com).
La bonne nouvelle, il est disponible mais dans seulement 15 succursales SAQ. Voilà un bon trésor à avoir dans son cellier ou sa cave. Un grand cru classé à un prix plus qu’intéressant. Idéal avec un carré d’agneau ou des prises de gibier à plumes.
C’est tout pour cette semaine. Bonnes dégustations et bon weekend!








