Bonjour chers amis,
C’est déjà le retour des vacances et la fête du Travail est à nos portes. Me voilà de retour après un été rempli de belles découvertes que j’ai faites avec ma famille dans des vignobles du Québec et de l’Ontario.

Je vais vous parler cette semaine du Domaine Vallier Robert dans la région du bas du fleuve, plus précisément à Auclair. Ils font des vins mousseux, des vins de dessert et également un vin blanc sec à bas d’eau d’érable qu’on appelle acer. Je vais aussi vous recommander un livre que j’ai lu et qui m’a beaucoup captivé.
Toutes mes chroniques de septembre seront consacrées aux beaux vignobles que j’ai visités et je vous donnerai de bonnes adresses si vous voulez faire une escapade cet automne.
Les vins ou spiritueux du moment que je vais vous recommander ne sont pas tous disponibles à la SAQ, certains le sont directement chez les producteurs.
Voici un livre pour l’amateur de vin qui raconte le début de la belle histoire d’un sommelier qui arrive au Québec au début des années 1970 et qui a beaucoup fait pour développer le goût du vin aux Québécois. Je l’ai lu avec beaucoup d’enthousiasme puisqu’il m’a replongé dans ma propre carrière de conseiller en vins. Il raconte le parcours du sommelier Jacques Orhon, un des premiers sommeliers diplômés du Québec. Nous avons commencé nos carrières respectives vers 1976. Depuis, il a réalisé plusieurs émissions de télévision pour démocratiser le monde des vins, dont Vins et fromages avec Gaston L’heureux et Des kiwis et des hommes avec Francis Reddy. Jacques aussi a été un excellent enseignant en sommellerie et durant 30 ans il a formé les meilleurs sommeliers du Québec, du Canada et à l’international comme, François Chartier, Stéphane Lortie, Élyse Lambert, et bien d’autres. C’est incroyable, tous les voyages qu’il a faits autour du monde toujours pour former les sommeliers les plus réputés et aussi pour écrire des livres. L’Odyssée d’un sommelier aux Éditions l’homme est son 20e livre. C’est un livre captivant et enrichissant que je vous recommande comme lecture d’automne qui va vous apprendre beaucoup de choses du monde œnologique et de la sommellerie. Un petit conseil, ce livre se lit avec un verre de vin à la main…

Mon ami Yvon Beaulieu propriétaire d’un magnifique chalet dans la région de Biencourt (Témiscouata) me parlait régulièrement de son fameux vin à base d’eau d’érable. Comme cette région est entourée d’érables, il m’a invité à passer quelques jours à son chalet et il a organisé une belle visite au Domaine Vallier Robert.
Je dois vous dire que j’étais curieux et en même temps sceptique sur le fait de créer un vin avec de l’eau d’érable. Suite à la visite de toutes les installations et la dégustation technique, j’ai été surpris de voir une cave à vins identique à celles qu’on peut voir en Europe. J’ai eu la chance de rencontrer Mme Nathalie Decaigny la conjointe et associée de M. Vallier Robert.

Comme Nathalie m’expliquait, ainsi que Johanne et Jackie les membres de son équipe, cette belle aventure a commencé en 1992. Nathalie et Vallier sont des acériculteurs qui étaient aux prises avec les quotas imposés par la Fédération des acériculteurs du Québec. Il y a eu des années où il y avait un très grand surplus d’eau d’érable. Soucieux de garder leurs concitoyens acériculteurs et leurs entreprises dans la région, Vallier et Nathalie ont eu l’idée de faire des alcools avec la sève d’érable. Le Domaine a pris naissance avec beaucoup de travail de recherche et beaucoup de nuits blanches. L’entreprise va bien et même un premier produit est listé en succursale SAQ : le Val ambré 8 ans dont je vais parler plus loin. Ce fut une grande découverte pour moi et ma famille.
Actualité du monde des vins et spiritueux
Place à mes trouvailles.
- Description des notes :
- Texture légère, saveur délicate de fruits frais.
- Moyennement corsé, saveur plus intense sans être puissante.
- Saveur plus puissante et complexe.

Mousse des Bois Acer mousseux 12% d’alcool méthode traditionnelle extra brut
Disponible seulement au Domaine Vallier Robert – 36$ – note : 3
Encore une fois, cet acer mousseux m’a surpris. Je n’en suis pas revenu de voir leurs installations et leur méthode de fabrication comme en Champagne avec les pupitres à champagne et tout le stock de bouteilles sur lattes pour une prise de mousse de 24 mois. Campé à la famille Robert pour leurs réussites avec une matière première qui fait la fierté des Québécois, ce mousseux est fait avec amour et grand art comme n’importe quel mousseux a été fait avec des raisins.

L’extra brut est à 0 gramme de sucre et la version brut plus fruitée est à 7 grammes de sucre. J’ai dégusté l’extra brut. Très sec tout en finesse et en élégance. Des arômes de sous-bois, de fleurs blanches et de petits fruits sauvages. Une bouche rafraîchissante avec une très petite touche d’érable. Des bulles fines dues à son vieillissement de 24 mois. C’est une grande découverte pour moi; encore une fois, dans le monde des alcools, on n’arrête pas de découvrir.
Vous pouvez commander en ligne en cliquant ici.

Prémices d’Avril Acer blanc 12% d’alcool
Disponible seulement au Domaine Vallier Robert – 24$ – note : 1
Quand j’ai dégusté cet acer blanc et sec, j’avais du mal à croire qu’il n’était pas issu de raisin, mais plutôt de sève d’érable. Quand on parle de sève d’érable, on pense tout de suite au sirop d’érable, donc un produit sucré. Mais au contraire, il est très sec et vif avec une belle souplesse. Très agréable en apéro ou comme Nathalie et Johanne du Domaine Vallier Robert expliquaient, il est excellent avec le crabe des neiges ou tout autre fruit de mer. Un acer blanc polyvalent et très agréable.
Vous pouvez commander en ligne en cliquant ici.

Domaine Vallier Robert Val ambré 8 ans
Code SAQ 15460211 – 44,75$ – note : 3
Un beau trésor québécois. Acer doux (vin de sève d’érable). Le Val ambré après une fermentation de sève d’érable à mi-saison (jusqu’à 14% d’alcool) est muté et vieilli lentement en fût de chêne. Huit ans d’âge sont une moyenne de plusieurs fûts sur plusieurs années différentes et l’assemblage se fait pour avoir une moyenne d’âge de 8 ans. Un peu comme un porto tawny.

Il est riche et velouté avec une jolie couleur ambre suite à son vieillissement en fût de chêne, ce qui donne une belle personnalité et une saveur agréable. Au nez, que du bonheur avec ses arômes d’amandes et de vieux rhum raffiné. En bouche, un goût de noix. Ce produit me fait penser à un xérès. J’en ai acheté quelques bouteilles pour le faire découvrir à des amis lors d’un souper et je l’ai servi avec un succulent dessert glacé aux framboises. L’accord était parfait. Disponible au Domaine, dans 46 succursales SAQ et sur saq.com.
Je termine cette chronique en vous rappelant que le 7 septembre prochain, je vais participer au Cyclo-Défi de l’IUCPQ (Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec) afin de ramasser des dons pour l’achat d’équipement spécialisé et pour la recherche. Je ferai un parcours de 50 km. Il y a un an aujourd’hui que je me suis fait opérer à coeur ouvert et ils m’ont très bien soigné. Je serais bien heureux si vous m’encouragiez en faisant un don en cliquant sur le lien ci-dessous. Une fois sur le site, il est très important de cliquer sur le bouton bleu sous ma photo «APPUYEZ CE PARTICIPANT» afin que votre don se dirige au bon endroit.
Merci à l’avance pour votre générosité!
La semaine prochaine, je vais vous parler de la Distillerie Témiscouata et des vignobles ontariens que j’ai visités.







