Bonjour chers amis,
J’espère que vous avez passé de bons moments la semaine dernière malgré le froid intense, un vrai hiver québécois.
Le sujet de cette semaine porte sur le fameux classement de 1855 à Bordeaux. Dans ma lecture des fêtes (Le vin un peu, beaucoup, passionnément), j’ai eu la grande surprise de découvrir la façon dont cet important classement des grands châteaux de la rive gauche de la Garonne (Médoc) a été créé.
Ce grand classement a été demandé par Napoléon III dans le cadre de la grande exposition universelle de Paris, qui se déroulait pour la toute première fois aux Champs-Élysées du 15 mai au 15 novembre 1855. Il est composé de 5 grands crus classés, 1er, 2e, 3e, 4e et 5e. Il représente la réputation des meilleurs grands châteaux de France à cette époque.
Au printemps de 1855, sur les épaules des courtiers bordelais pèsent une lourde responsabilité. Plus qu’aux négociants ou aux producteurs, c’est bien aux courtiers que revient cette tâche de les sélectionner, eux qui établissent les prix en même temps qu’un accord juridique entre les parties. Le temps presse, car c’est 18 avril 1855 que le classement s’est fait et l’exposition universelle commence le 15 mai. (Source : Le vin, beaucoup, passionnément, Laure Gasparotto).
Comment les courtiers ont-ils classé du 1er au 5e des châteaux qui le seront pour toujours sans être modifiés par la suite et d’une façon permanente? À ma très grande surprise et stupéfaction, ils l’ont été selon le prix vendu des 10 dernières années à l’époque!
Ils seront classés selon leurs prix vendus des 10 dernières années. Il faut se rappeler qu’ils hiérarchisent cinq familles de châteaux. Comme ils dépendent de la Chambre de commerce de Bordeaux, ils n’ont autorité que sur les vins situés de la rive gauche de la Garonne (Médoc), c’est là que j’ai compris que les autres vins ou châteaux de la rive droite (Saint-Émilion) n’ont pas été retenus, comme ils dépendent de la Chambre de commerce de Libourne laquelle n’a pas été sollicitée. Pour les vins libournais, il y aura un classement officiel 100 ans plus tard soit en 1955 ou les classements peuvent être modifiés aux 10 ans.
Mais revenons à la manière dont les classements ont été faits. Donc, les premiers crus classés les vins pour les 10 dernières années se vendaient environ 3000 francs, puis de 2500 à 2700 francs les deuxièmes, pour les troisièmes de 2100 à 2400 francs, les quatrièmes de 1800 à 2100 francs et les cinquièmes jusqu’à 1600 francs. Incroyable, moi qui croyais que ce classement qui est un des plus importants était composé d’experts qui dégustaient avec différents critères de sélections spécifiques. Mais bon, à force de lire sur le sujet on apprend toujours! Cela n’enlève en rien les grandes qualités de ces grands vins. Encore aujourd’hui, si on fie au prix payé, probablement que le classement serait pas mal le même. Un seul château a été classé 1er grand cru qui n’était pas du Médoc, mais de la région de Graves qui est aujourd’hui de l’appellation Pessac Léognan, est le Château Haut-Brion. Seulement un seul château qui avait été classé 2e en 1855 est le Château Mouton Rothschild. La famille du Baron Philippe de Rothschild n’a jamais accepté d’être 2e. Avec plusieurs demandes (1961, 1969, 1971 et le 21 juin 1973) le ministre de l’Agriculture de l’époque Jacques Chirac a fait obtenir au Baron Philippe de Rothschild de passer du 2e au 1er cru. (Source : Le vin, beaucoup, passionnément, Laure Gasparotto).
Je vous invite à lire ma chronique du 24 septembre 2020 où je parle de l’histoire du baron Philippe de Rothschild.
Assez parlé d’histoire, voici maintenant mes trouvailles plus modestes.
- Description des notes :
- Texture légère, saveur délicate de fruits frais.
- Moyennement corsé, saveur plus intense sans être puissante.
- Saveur plus puissante et complexe.

Maison Castel Chardonnay-Viognier Grande Réserve 2024
Code SAQ 11676137 – 15,40$ – note : 2
En 2025 je vous avais recommandé le millésime 2022 de ce délicieux vin blanc de la Maison Castel, une des plus anciennes maisons françaises. Aujourd’hui, je vous recommande le 2024. À 80% de Chardonnay et 20% de Viognier qui lui donne un petit côté floral et de la personnalité. Une belle couleur jaune aux reflets brillants et limpides. Des arômes de pêche et de miel. Une bouche, ample, savoureuse, généreuse et riche. Bel équilibre entre l’acidité et le fruit. C’est toujours agréable de le déguster pour seulement 15,40$. Idéal avec une raclette qui saura vous réchauffer par ce temps froid ou tout simplement en apéro. Disponible dans 145 succursales SAQ et sur saq.com.

Rocca delle Macie Chianti Riserva
Code SAQ 12989750 – 17,40$ – note : 1
Si vous désirez un délicieux chianti léger et agréable avec beaucoup de finesse, le Rocca delle Macie est un bon choix. Délicieux, abordable, avec une qualité remarquable. Fruité et floral, avec une pointe d’épices, il affiche aussi une belle souplesse qui en fait un vin passe-partout pour accompagner la pizza ou les pâtes. J’ai beaucoup apprécié sa finesse; sans être agressif, c’est un vin rouge qui nous rafraîchit. Disponible dans 186 succursales SAQ et sur saq.com.
Code SAQ 13553392 – 21,95$ – note : 3
Ce vin du Piémont (Italie) de l’appellation Langhe est produit avec le cépage Nebbiolo, le roi du Barolo. Un vin avec beaucoup de caractère sans être trop corsé. La maison Fontanafredda est une des plus anciennes d’Italie et a la réputation de produire des vins de bonne qualité pour son terroir exceptionnel. La Maison élabore des vins élégants et complexes, qui expriment à merveille le profil fruité, floral et minéral du Nebbiolo. Une valeur sûre pour accompagner un magret de canard ou une côte veau grillée. Disponible dans 246 succursales SAQ et sur saq.com.

Code SAQ 15515859 – 186,75$ – note : 3
Il fait partie de la famille des grands vins de Toscane. Je sais que beaucoup de collectionneurs en ont probablement dans leur cave ou leur cellier. J’ai dégusté dernièrement un 2019 et 2006.
J’ai passé dernièrement un weekend dans un chalet avec de bons amis pour faire de la randonnée en montagne. Nous avons convenu qu’on apporterait de bonnes bouteilles. Mes amis ont choisi un Sassicaia 2013 et moi un Tignanello 2019. Je dois vous dire que ces deux vins ont toujours été de grands compétiteurs. Le Sassicaia prend plus de valeur et on ne sait pas pourquoi. Dans ma prochaine chronique, je vous parlerai de mon expérience du Sassicaia 2013.
Le Tignanello 2019 est encore jeune et je le savais, mais il nous a donné beaucoup de plaisir, après l’avoir carafé 3 heures. Je réalisais que la vie est bonne pour nous, avec le bonheur de partager de bonnes bouteilles entre amis et sans prétention. Ma description de ce vin : remarquable. J’en ai encore une bouteille et je vais l’attendre encore 5 ans.
Un autre de mes amis m’avait promis qu’on dégusterait ensemble sa dernière bouteille de Tignanello 2006 et l’occasion s’est présentée vendredi dernier. Incroyable, il avait presque 20 ans et quand je l’ai ouvert il était encore fermé (signe qu’il était encore plein de potentiel). Je l’ai décanté tout doucement en carafe, pour ne pas le brusquer. La magie est arrivée pour se transformer en un vin tout simplement remarquable, en douceur, élégant et en finesse, malgré son âge. Si vous avez la chance de vous en procurer, c’est un vin de valeur sûre et il reste encore quelques bouteilles dans 4 succursales SAQ.
Je vous souhaite un bon weekend et ne snobez pas le vin, c’est un monde de partage, peu importe le prix. Bonnes dégustations!










