Qu’est-ce qu’un vin rosé?

Bonjour chers amis,

Nous sommes déjà rendus au printemps avec la neige qui fond lentement, le ski de printemps, les BBQ et les meubles de jardin qui pointent leur nez hors du cabanon et du garage. C’est aussi la période où les vins rosés seront présents sur les tables surtout pour le brunch de Pâques le 20 avril prochain. Ils sont très populaires et les gens vont en consommer beaucoup plus qu’à l’habitude. Après une partie de golf par une journée chaude et ensoleillée, sur le bord de la piscine ou encore comme apéro, le rosé est un vin rafraîchissant et désaltérant. C’est un excellent compromis entre un blanc et un rouge, dépendamment de son caractère et de sa structure.

Image : vin-oenologie.com

Sa couleur peut être pâle, saumon, comme une fleur de rose ou plus foncée tirant vers le rouge. On retrouve très fréquemment six arômes dans un vin rosé. La plupart sont la fraise, la framboise, le pamplemousse, la banane, la pêche et la fleur de rose. Il existe maintenant dans la gamme «Le nez du vin», un coffret de 6 arômes pour rosés disponible chez Vinum Grappa au prix de 59,95$.

Comment fait-on un rosé?

Ce n’est pas le fait d’ajouter un peu de vin rouge dans du vin blanc lors de la fermentation du moût (jus de raisin frais) qui va faire un vin rosé. Par contre, cette méthode est parfois utilisée pour élaborer des champagnes rosés. La Champagne est la seule région qui peut utiliser cette méthode. Mais la plupart des producteurs de champagne vont plutôt utiliser la méthode standard dont je vais vous expliquer plus loin. À noter que les producteurs champenois qui utilisent cette méthode n’ont droit que d’utiliser 5% de vin rouge.

C’est avec des cépages à peau rouge et à jus blanc qu’on va produire des vins rosés. On retrouve plusieurs cépages dans leur élaboration : cabernet sauvignon, syrah, pinot noir, pinot meunier, grenache et bien d’autres. La méthode la plus populaire est celle de la macération pour un vin rosé de presse. Après avoir pressé le jus du raisin, on va laisser la pigmentation de la peau du raisin donner une couleur rose. Normalement, la norme est de laisser la peau entre 2 et 20 heures durant la fermentation, dépendamment de la couleur et des arômes qu’on veut obtenir par la signature du producteur et les traditions de la maison.

Contrairement à ce qu’on peut penser, le rosé est généralement vinifié à sec. La grande majorité des rosés va donner de 1 à 5 g de sucre par litre, donc très sec. Sommairement, c’est la façon de faire du rosé qui est présent dans le décor des après-midis de vacances et des belles soirées d’été. On aime bien les découvrir, voir leurs propres caractéristiques et leur personnalité. La région française de Provence a l’excellente réputation de faire des rosés exceptionnels. Mais aujourd’hui, beaucoup de pays font des rosés de grande qualité, dont le Québec. Vous pouvez vous amuser à organiser un souper ou un pique-nique tout en rosés et vous allez certainement passer de bons moments de détente et de plaisir.

Comme c’est le début du printemps, chaque semaine je vous proposerai un rosé et ce, tout au long de l’été. Dès que le nouveau millésime 2024 fera son arrivée sur les tablettes de la SAQ ou en importation privée, je vous en informerai.

En parlant d’importation privée, ne manquez pas le salon des vins axé exclusivement vers les produits d’importation privée. Ce salon organisé par RASPIPAV se tiendra au Manège Militaire des Voltigeurs à Québec les 6 et 7 avril 2025. Au programme, un tour du monde en bouteilles, plus de 600 produits d’importation privée avec la présence de vignerons artisans des quatre coins du monde. J’y serais présent à Québec le dimanche 6 avril de 12 h à 17 h au kiosque de Vinum Grappa. Pour toute information et pour l’achat de billets, visitez le site en cliquant ici.

Le 26 mars dernier, j’ai eu le plaisir d’animer un atelier sur les vins de Bordeaux au restaurant La Fenouillière. Cette soirée passée dans la bonne humeur a été enrichissante pour les 24 personnes présentes. Merci à M. Michel Leblanc de W Communication de sa confiance pour avoir retenu mes services.

Actualité du monde des vins et spiritueux

Place à mes trouvailles de la semaine.

  • Description des notes :
  1. Texture légère, saveur délicate de fruits frais.
  2. Moyennement corsé, saveur plus intense sans être puissante.
  3. Saveur plus puissante et complexe.

Château Beaulieu

Code SAQ 12221628 – 18,80$ – note : 2

C’est le premier rosé que j’ai dégusté en 2025 en prévision de la grande saison des rosés qui arrive très bientôt. J’ai choisi ce vin de Provence (France) qui est une sommité dans les rosés. J’ai vraiment été séduit, il est délicieux et bien équilibré.

Fait à 73% de grenache et 27% de cabernet sauvignon, il présente une couleur rose saumonée avec des notes fruitées et florales. En bouche, minéral avec une certaine fraîcheur. Avec le jambon glacé au sirop d’érable et à la bière pour Pâques, ce sera un festin. Il sera aussi intéressant en apéro et pour le brunch. Disponible à la SAQ Dépôt, dans 151 succursales SAQ et sur saq.com.

blanc

A.A. Badenhorst The Curator 2023

Code SAQ 12889126 – 15, 45$ – note : 2

Il y a longtemps que je n’avais pas dégusté ce vin d’Afrique du Sud que j’ai toujours beaucoup apprécié. Il est toujours agréable à savourer et devient un classique. A. A. Badenhorst est un producteur qui a une grande réputation.

Composé de chenin blanc à 80% un cépage que j’adore, de chardonnay à 10% et de viognier à 10% qui lui donne un bel équilibre de fruits frais. Couleur jaune pâle brillant, avec des notes de citron, de banane et légèrement de miel. En bouche, fraîcheur, équilibre de l’acidité, il est légèrement gras et généreux. Un excellent vin pour le printemps qui est tout en fraîcheur pour l’apéro, avec des sushis ou une salade de saumon fumé. Disponible dans 170 succursales SAQ, dont 15 bouteilles à la SAQ Maguire et sur saq.com.

J. Lebègue Lussac–Saint-Émilion

Code SAQ 23358 – 20,45$ – note : 3

Saint-Émilion est une commune juste à côté de Pomerol. Les vins de Saint-Émilion ont une réputation qui n’est plus à faire. Cet excellent bordeaux est fait avec 82 % de merlot, 13% de cabernet franc et 5% cabernet-sauvignon.

Couleur rouge vif et intense de cerise noire. Des arômes de fruits noirs, mûres, framboises sauvages, terre mouillée, sous-bois et viande. En bouche, les tanins sont bien présents, sans être agressifs, mais plutôt souples avec beaucoup d’élégance. Une belle complexité, très agréable. Prêt à boire ou peut être gardé d’ici à 3 ans. Idéal avec des côtelettes d’agneau grillées à l’ail et au romarin sur le BBQ, ou des poitrines de poulet en feuille de vigne. Disponible à la SAQ Dépôt, dans 398 succursales SAQ, dont 22 bouteilles à la SAQ Maguire et sur saq.com.

Fabio Oberto Barolo 2020

Code SAQ 13478564 – 36$ – note : 3

La semaine dernière, un de mes amis m’a dit qu’il a dégusté des barolos et il a trouvé des dépôts dans la bouteille. C’est normal, car les vins qui ont des tanins fermes sont riches et propices à une belle bonification. La région de Barolo est située dans le Piémont au nord-ouest de l’Italie. Les barolos sont des vins de garde dont le cépage typique est nebbiolo. Le Fabio Oberto Barolo 2020 est probablement une de mes meilleures découvertes à moins de 40$. Fait pour la garde, mais déjà remarquable avec un passage en carafe de 2 à 3 heures. Le dernier millésime que j’avais dégusté était le 2017. Mais ce 2020 est toujours aussi bon et surprenant pour son jeune âge.

Fait à 100% de nebbiolo à partir de vignes âgées de 50 à 60 ans, c’est un grand cépage du Barolo. Normalement, les barolos sont des vins de garde. Il faut les attendre au moins de 8 à 10 ans. Mais Fabio a fait un barolo qui, même après seulement 5 ans, est vraiment délicieux et tellement agréable. Vieilli 26 mois dans de vieux barils de chêne et 6 mois en bouteille avant la mise en vente. Une couleur rouge cerise limpide. Au nez, on y retrouve des arômes de prune, de cuir et de petites cerises sauvages. En bouche, des tanins bien présents, mais tout en souplesse et en élégance, avec des saveurs de cerise. Une grande complexité et une longueur en bouche qui n’en finit plus.

Avec un tartare de boeuf aux tomates séchées, parmesan et basilic, des frites et une petite salade verte, c’est vraiment super. Pour 36$ on peut se permettre d’en prévoir quelques bouteilles pour le cellier en prévision des 6 à 10 prochaines années. La très bonne nouvelle, c’est qu’il est disponible encore dans 178 succursales SAQ et sur saq.com.

C’est tout pour cette semaine et je vous souhaite un beau weekend.

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